mardi 2 novembre 2010

du système d'information à la gestion des connaissances (ou "knowledge management")

L'environnement des entreprises connait depuis les années 1990 une série de bouleversements étroitement liés qui peuvent se résumer en trois mots : mondialisation (globalisation), réduction de taille (downsizing) et délocalisation (outsourcing).

Dans la pratique, bien des organisations du Vieux Continent ont dû faire face à une réduction importante du personnel, qui s'est traduite par des reconversions massives, des départs à la retraite anticipés, ou plus difficilement, par des licenciements dits "secs", etc.

Il y aurait beaucoup à dire sur la manière dont cette mutation s'est effectuée, et sur le contexte général de crise dans laquelle elle s'inscrit.

Arrêtons-nous pour l'heure à un double aspect moins visible mais récurrent, à savoir la perte de savoir et d'expérience dans les entreprises dû au départ des "séniors" d'un côté; la nécessité pour de plus en plus de personnes de travailler avec de nouveaux collaborateurs parfois inattendus, de l'autre côté.

Le tout dans un contexte d'entreprises fonctionnant en réseaux (d'après la "Network Enterprise" que citait l'ouvrage de Manuel Castells en 1996 : "The Rise of the Network Society"), où des entités de tailles et de cultures différentes se retrouvent à devoir unir leurs efforts et leurs réalités.

De nombreuses organisations ont bien évidemment cherché des remèdes à ce qui est vite apparu comme un grave problème, certaines tâches ne pouvant plus être correctement accomplies faute de connaissance vécue.

La première réaction a été de se concentrer sur l'aspect "hard knowledge" (une connaissance que l'on pourrait mettre en boîte d'une certaine manière). Au sein du système d'information, il a fallu saisir, codifier et stocker le patrimoine représenté par les connaissances circulant l'entreprise et qui risquaient de disparaître avec les personnes qui les avaient intégrées, notamment les cadres moyens qui savaient comment répondre à des problèmes spécifiques.

Cette démarche s'est avérée être mieux que rien. Mais dans la plupart des cas, elle en est resté à une forme de gestion de l'information peu flexible et trop limitée. On se rappellera à ce propos les systèmes experts - l'une des pratiques dérivées -, qui avaient suscité beaucoup d'enthousiasme et qui ont souvent déçu.

En parallèle, l'idée de "soft knowledge" a fait son chemin. L'expression est difficile à traduire, mais elle évoque une pratique qui repose sur l'utilisation d'outils permettant à des employés et des cadres de migrer en douceur d'une forme de périphérie de la connaissance au cœur de l'expertise. L'apprentissage se fait par la participation à des sujets durant laquelle le participant passe peu à peu du statut d'écoutant et d'observant à celui qui est en mesure de fournir un retour d'expérience, grâce notamment à la mise en pratique des informations précédemment intégrées au sein de la plateforme dédiée.

L'objectif de l'outil n'est pas de fournir un manuel ou un guide exhaustif qui serait aussi indigeste qu'il ne respecterait pas les contraintes nécessaires de la transmission du savoir.

Il doit au contraire offrir une pédagogie de découverte qui donne la possibilité d'un débat et de questions - réponses. La connaissance est organisée de façon à répondre à l'une des bases de l'apprentissage et de la transmission de la connaissance : on n'assimile efficacement que ce par rapport à quoi on est en demande.

Si aujourd'hui, les wikis et les forums sont souvent le lieu privilégié pour ce type d'échange (il n'y a qu'à consulter les projets dans le monde du logiciel libre pour s'en apercevoir), ils ne répondent que partiellement à cet impératif pédagogique, notamment parce qu'ils n'ont pas été conçus pour cet usage.

Les outils de gestion de la connaissance, qui peuvent reposer sur des impératifs de travail collaboratif comme dans le cas d'inouy, doivent aller plus loin. Le contexte actuel montre plus que jamais que l'on doit passer de "information is power" (l'information c'est le pouvoir), à "knowledge is wisdom" (la connaissance comme base de sagesse). Beaucoup de managers se reconnaîtront dans ce simple adage.

samedi 28 août 2010

"Slacking at work" et la distraction causée par l'Internet

Récemment paru chez Holykaw et cité par Guy Kawasaki sur son compte Twitter (twitter.com/guykawasaki), ce tableau montre que l'Internet est responsable dans 44,7% des cas du "j'me mets les doigts de pied en éventail" (traduction approximative du terme "slacking") au bureau.

Il y aurait à redire sur l'exactitude du rendu de l'enquête (on voit que l'état du Missouri est confondu avec celui du Mississipi), sur la méthodologie elle-même, et vraisemblablement sur le parti-pris initial.
Cela étant, une fois de plus, cette étude rappelle une évidence toute simple : l'utilisation de l'Internet n'est pas a priori un facteur de productivité au travail. Ça serait même le contraire.
Tout dépend de son usage, même si la partie applicative considérée ici est vraisemblablement le web (rappelons que le mail utilise des protocoles différents et qu'on ne peut l'assimiler tel quel au web, qui lui repose sur le protocole http).
Il reste donc beaucoup de pistes à explorer pour que ces technologies soient non plus des facteurs de distraction, voire carrément de pratiques aberrantes, mais de réels outils au service d'un travail qui enrichit l'individu, bien au-delà du sens pécuniaire, cela va sans dire.

mercredi 23 juin 2010

les outils de travail collaboratif et la culture d'entreprise

Nous citions dans un précédent article le poids encore important des outils de communication / collaboration traditionnels dans l'entreprise (le téléphone, le mail, les espaces de documents partagés, etc.). Nous en profitions pour rappeler le phénomène de résistance au changement, bien connu des managers et autres innovateurs ou autres avant-gardistes.

Dans le même esprit, une autre étude elle aussi publiée par Avanade aborde l'impact de l'adoption des nouveaux outils de travail collaboratif sur la culture d'entreprise.

Réalisée par Kelton Research dans 17 pays auprès de plus de 500 grands responsables d’entreprises, décideurs en informatique et responsables de division, les résultats mettent en avant un double aspect.

D'un côté, ces outils amènent les collaborateurs à se décharger de toute prise de décision sur le collectif (en gros le réseau dont ils font techniquement partie), ce qui entraîne une dilution de la responsabilité.

D'un autre côté, et en corollaire, ces échanges d'information créent de fréquentes interruptions dans les phases de travail, un phénomène dont on sait qu'il n'est pas l'ami de la productivité…

Sollicités de toute part, beaucoup de collaborateurs se sentent comme pris dans une forme de zapping permanent où il devient difficile de se concentrer sur une même tâche, ou d'approfondir une réflexion ou un travail en se gardant de céder à la hâte et au bâclage.

Les outils collaboratifs de demain doivent donc impérativement prendre en compte ces aspects pour qu'encore une fois, la technologie soit au service de l'homme… et non l'inverse.

les outils traditionnels de travail collaboratif : toujours le vent en poupe ?

L'e-mail arrive largement en tête (79%) des outils de communication / collaboration les plus fréquemment utilisés, devant le téléphone (63%) et les espaces documentaires partagés (45%) (d'après un article paru dans le Journal du Net le 14/6/2010 suite à une étude de Kelton Research).

Et les outils du web 2.0, l'intelligence collective, le travail collaboratif dans tout ça ? Eh bien, l'adoption se fait dans la lenteur, avec un taux d'usage inversement proportionnel à la modernité des outils : communautés en ligne, wikis et blogs ne sont utilisés au quotidien que pour respectivement 9%, 8% et 6% des répondants.



Est-ce finalement si surprenant ? Oui et non.

Oui, car les nouveaux outils de travail collaboratif offrent des fonctionnalités et une praticité générales bien supérieures au mail par exemple, notamment dans le cadre de la gestion de projet qui devient le mode de fonctionnement de plus en plus répandu dans les équipes en entreprise.

Non, car la résistance au changement n'est pas un mythe. Rappelons que l'e-mail ne commence à être adopté qu'à partir de 1995 en tant qu'outil de travail quotidien (alors que le minitel dans bon nombre d'entreprises n'a pas encore disparu).

Qu'est-ce donc que quinze ans à l'échelle de pratiques parfois centenaires ? Pas grand-chose. Tout changement prend du temps et des efforts.

Il y a donc un travail important de la part des acteurs pour promouvoir l'adoption de nouvelles pratiques de travail liées aux nouvelles technologies en entreprise. C'est ce à quoi inouy s'emploie.

mardi 4 mai 2010

bourdes dans un mail : comment rattraper ?

Successeur naturel du fax dans les échanges électroniques de messages, le mail est pourtant loin d'être un instrument à tout faire dans le cadre du travail collaboratif.
Qui n'a jamais envoyé un mail au mauvais destinataire, ou avec des propos que l'on estime peu appropriés, ou les deux à la fois ? Ou encore qui n'a jamais perdu des courriers dans sa messagerie ? Ou enfin, qui ne reçoit jamais de mails qui manifestement ne le concernent que de très loin, avec des listes de destinataires qui exposent au tout venant (et surtout aux spammers), des adresses qui devraient rester discrètes ?
Un article intéressant du Journal du Net amène quelques éléments de réflexion et quelques recommandation sur la bonne attitude à avoir après une "bourde" par mail.
Mais n'oublions pas que le mieux, c'est encore d'utiliser le mail pour des tâches bien précises et d'adopter un véritable outil de travail collaboratif.

mardi 27 avril 2010

la génération des "millenials"

Récemment, une étude réalisée à la demande de Xerox par Forrester Consulting auprès de 1.600 cadres dans 16 pays, a posé la question suivante : 'L'Europe est-elle prête pour les jeunes du millénaire?' Les jeunes du millénaire ? Oui ou si vous vous préférez, les "millenials", ceux qui sont nés dans les années 1980 et qui arrivent dans leur troisième décennie.
La réponse en tout cas est négative. D'après l'étude, les entreprises en Europe ont encore un long chemin à faire avant de comprendre les besoins et les méthodes de travail des jeunes travailleurs de la nouvelle génération. Pourquoi ? Parce que, toujours selon l'étude, ils ont grandi à l'ère du numérique.
Certes, d'importants progrès ont été accomplis pour prendre en compte la demande croissante de flexibilité et d'équilibre vie privée/vie professionnelle. Mais les travailleurs ne bénéficient toujours pas des outils et d'une infrastructure collaboratives dont ils ont besoin pour être efficaces.
Un pourcentage étonnement élevé d'entreprises permettent à leurs employés de travailler selon des horaires flexibles (76%) ou de travailler en dehors de leur bureau occasionnellement (67%).
Cependant peu d'organisations fournissent les outils de la génération "millennial" nécessaires au travail à distance, à moins que ceux-ci ne soient déjà bien ancrés dans les pratiques. En fait, les téléphones mobiles et les ordinateurs portables sont les seules technologies mobiles que de nombreuses entreprises fournissent tandis qu'une petite minorité équipe les travailleurs avec des outils comme des PDA (11%) et des équipements de messagerie mobiles (10%).
Seuls 39% des cadres collaborent via le Web avec leurs fournisseurs et partenaires pour le développement de produits et de services. Enfin, 52% d'entre eux n'ont pas l'intention d'utiliser ces outils.
Un parallèle semble se dégager quand il s'agit des méthodes de travail et de l'infrastructure du système d'information. Les portails web et les systèmes d'impression en libre accès sont des ressources dont la plupart des travailleurs disposent (61%). Cependant, à peine 5% des participants ont déclaré que leur entreprise leur fournissait des lecteurs MP3/4 et seuls 15% d'entre eux ont accès aux vidéos en ligne. Bon, pour l'aspect productivité, on repassera, mais il paraît que le son et l'image ont un impact hautement éducatif sur le personnel.
Patrick Murciani, directeur général de Xerox Belgique-Luxembourg, réagit ainsi : "Les entreprises qui ne prendront pas en compte les nouveaux besoins essentiels des travailleurs dans une société continuellement en ligne et fourmillant d'informations seront désavantagées. Elles vont devoir lutter pour retenir leurs nouveaux diplômés et pour comprendre les besoins des générations de partenaires et de clients à venir." Il poursuit en ajoutant : "L'une des raisons principales expliquant qu'un petit nombre d'entreprises seulement ont réussi à adapter leur environnement de travail aux besoins de la génération "millennial" réside dans le fait qu'une proportion de décideurs n'a pas grandi avec les blogs, les vidéos en ligne, les PDA, etc. Ces outils étant tous nouveaux aux yeux de certains d'entre eux, il leur faudra un certain temps pour s'y adapter. Pour la génération "millennial", ils font partie de la vie de tous les jours - ils les utilisent sans y penser. Les départements RH et formation devraient s'assurer que tous les cadres, indépendamment de leur âge se familiarisent avec les outils les plus populaires auprès de la génération "millennial". Il ne suffit pas de reconnaître les différences de style de travail entre les générations et de mettre en place ce qui serait utile à vos yeux."
Hervé Farret, responsable du recrutement, complète : "Les Millenials sont habitués à recevoir de l'information qui vient de partout, en permanence. Ils sont multitâche, travaillent par petites unités en P2P. Ce sont des gens qui sont à l'aise avec le changement et la logique floue. Ils veulent tout, tout de suite, comme la réponse à un e-mail. Ils aiment les informations synthétiques".
L'étude suggère aux entreprises d'entreprendre les actions suivantes :
- créer des opportunités de communication axée sur les nouvelles technologies;
- favoriser des expériences de travail impliquant la collaboration;
- introduire rapidement de nouvelles technologies tout en étant conscient de l'élément humain.
Cela étant, beaucoup d'observateurs de cette nouvelle génération tempèrent un peu ces constats. Les "millenials" en effet, se caractérisent aussi par deux traits spécifiques :
- une certaine déconnexion des fondamentaux du travail comme ils ont été forgés dans les derniers siècles; sans être passéiste, il faut noter que toutes les pratiques industrielles, managériales, etc. sont loin d'être dépassées et ne peuvent être balayées d'un revers de main sous prétexte de nouvelles technologies et autres "entreprise 2.0"; on le sent bien dans l'apprentissage, la gestion du temps, la capacité d'entreprendre des projets de longue haleine, etc.
- une approche des technologies de l'information et de la communication qui manque encore de profondeur; à tel point que celles et ceux qui ont été formés à la "vieille école" (celle du terminal, de la ligne de commande, du Basic, etc.) sont souvent plus à l'aise avec l'Internet qu'ils sont capables de resituer dans une continuité historique.
Bref, la question n'est simple. Cette génération des "millenials" est plus à considérer comme un signe, à savoir que les technologies de l'information ont définitivement bouleversé des pratiques séculaires. Comme tout changement de cet ordre, il n'est ni bon ni mauvais. Tout dépendra comment les hommes agiront, et pas seulement dans le sens soulevé par cette étude de Forrester Consulting.

lundi 26 avril 2010

une règle importante pour la constitution d'équipes virtuelles

Nous avons retrouvé la référence d'un article sur le travail collaboratif à distance dans la prestigieuse revue MIT Sloan Management Review.
Le point numéro 6 est pile dans le mille : "6. Create an online site where a team can collaborate, exchange ideas and inspire one another. Strong virtual teams often have a shared online workspace that all members can access 24 hours a day. This space can include the ability to see one another's work, a shared piece of work like a new product design, or a creative proposal..." ce que nous pouvons traduire par :
"6. Créez un site au sein duquel une équipe peut collaborer, échanger des idées et où les membres peuvent être une source d'inspiration pour chacun. Les équipes de travail virtuel qui font preuve de solidité sont souvent pourvues d'un espace de travail en ligne accessible par tous 24 heures sur 24. Cet espace peut inclure la possibilité de voir le travail de chacun, comme par exemple un nouveau design pour un produit, ou une proposition créative…"
Contrairement à une idée répandue, il est possible de collaborer à distance dans bien des cas, mais ça ne doit pas se faire n'importe comment.
Ce court extrait montre l'intérêt d'un outil dans ce sens, même si l'outil est souvent l'occasion d'adopter de nouvelles pratiques et de nouveaux comportements de travail en équipe.

mercredi 14 avril 2010

Alex (Sandy) Pentland

La théorie des organisations et celle de l'information (nous devrions dire "les" théories) n'en finissent pas d'évoluer à force de se confronter à la réalité de l'entreprise. Nous devrions même dire : l'entreprise 2.0 (désolé si ça sonne un peu "effet de mode"), au sein de laquelle les technologies de l'information, l'abondance des données et la complexité de l'environnement et de la prise de décision jouent à plein - et pas toujours pour le meilleur.
L'une des approches les plus intéressantes pour essayer d'y voir plus clair est vraisemblablement celle d'Alex (Sandy) Pentland.
"Honest Signals, Reality Mining, and Sensible Organizations", tel est l'intitulé de la démarche. Traduisez : "signaux honnêtes, recherche d'information dans la réalité de l'entreprise, et organisation bien pensées (au sens de judicieuses)".
La technologie de la recherche d'information dans la réalité de l'entreprise analyse des données recueillies par différents capteurs pour en extraire des séquences (au sens de motifs) complexes et subtiles qui permettent de mieux appréhender et anticiper le comportement humain.
Ces séquences s'échelonnent depuis les signaux honnêtes (non ceux que l'on émet pour donner le change ou tromper son entourage), que l'on rencontre dans les entretiens d'embauche comme dans les premiers rendez-vous amoureux.
En utilisant les données des téléphones mobiles, les badges électroniques ou les media numériques pour rechercher ces signaux, il est possible d'avoir un œil neutre et pleinement lucide (comme il est dit : l'Œil de Dieu) pour voir comment les êtres interagissent dans les organisations, et même le rythme de ces interactions.
Il est indiscutable que les pratiques du travail collaboratif sont tout à fait concernées par cette approche.
Comment les hommes s'organisent-ils spontanément ou avec un minimum de réflexion ? Comment améliorer le travail, les diverses tâches et les prises de décision ? Comment mieux faire œuvre ensemble les collaborateurs sur un projet ? etc. en gardant à l'esprit que les outils doivent servir les hommes… et non l'inverse.

lundi 12 avril 2010

les entreprises et le télé-travail

D'après un article de Christine Lagoutte paru dans le Figaro du 29 mars dernier : http://www.lefigaro.fr/entreprise/2010/03/29/05011-20100329ARTFIG00448-les-entreprises-se-convertissent-au-teletravail-.php, l'intégration du télétravail dans l'entreprise devient une réalité de plus en plus tangible.


L'article reprend une étude du Centre d'analyse stratégique, selon laquelle, 50 % de la population active française serait «potentiellement concernée en 2015 par le travail à distance, contre 30 % aujourd'hui».


De plus en plus de sociétés lanceraient des expériences dans ce sens, alors que la France demeure à la traîne derrière certains pays (anglo-saxons et scandinaves entre autres). La raison en est simple : de plus en plus de salariés dans l'Hexagone veulent travailler à distance.


Ainsi, un accord est en cours de négociation chez l'éditeur Oracle. Renault et Alcatel-Lucent l'ont déjà expérimenté, et plusieurs sociétés planchent sur le sujet dans le cadre de la conciliation vie privée-vie professionnelle.


Le raisonnement de départ part de la contrainte croissante du transport domicile - entreprise qui s'avère parfois (très) lourde et ... inutile. Pourquoi, dans ce cas, ne pas travailler de chez soi ou de tout autre lieu adapté et pratique ? Inimaginable il y a encore vingt ans en raison du manque de réseaux de communication et de solutions logicielles adéquates, le travail à distance est souvent affaire de bon sens. Il succède somme toute historiquement au paradigme du "bureau", qui n'est autre que la transposition mal négociée des organisations humaines de production industrielle héritées du XIXe siècle au monde tertiaire.


Ainsi, une société qui doit faire venir des salariés pour de la saisie en base de données ou du travail sur écran peut gagner beaucoup à organiser les tâches à distance.


Les travailleurs y gagnent en temps, en qualité de vie, en diminution du stress lié aux transports, sans compter les répercussions diverses (moins de dépenses, etc.).


La bonne exécution du travail est alors affaire de conscience professionnelle, une fois fixés les objectifs et les moyens nécessaires pour les atteindre avec l'encadrement.


Du côté des managers, ils doivent bien formaliser ce mode de travail s'ils veulent qu'il porte ses fruits. Et inutile de se faire des illusions dans le sens inverse : un collaborateur n'est pas forcément plus facile à "surveiller" quand il est dans le bureau d'à côté, et quelle que soit la distance, la difficulté à mesurer la performance demeure identique.


Dans ce mode de fonctionnement, la relation régulière les yeux dans les yeux est nécessaire (l'homme n'est pas fait que de chair, mais quand même), que ce soit pour les mises au point, les échanges divers qui ne peuvent passer par l'électronique, la cohésion des équipes, etc..


Il est évident dans ce contexte que le choix de l'outil de travail collaboratif sera un élément déterminant. Quoi qu'il arrive, le train du télé-travail est bel et bien en marche.

mercredi 7 avril 2010

un bon ouvrage sur le travail collaboratif

Paru en 2004, voici une bonne référence pour mieux comprendre le travail collaboratif, quand il s'agit de privilégier la communication au lieu de la planification dans le mode projet.
L'ensemble des chapitres couvre la plupart des concepts importants et fait bien le lien avec les enjeux technologiques actuels.
titre : Travail collaboratif sur Internet - Concepts, méthodes et pratiques des plateaux projet
auteurs : Serge-K Levan, Jean-Pierre Vickoff
paru le : 17/05/2004
éditeur : Vuibert - collection : Entreprendre Informatique
ISBN : 2-7117-4828-6
308 pages
Bonne lecture.

mardi 6 avril 2010

SaaS : on en parle de plus en plus, mais c'est quoi au juste ?

C'est aujourd'hui un terme fréquemment rencontré sur la toile et pourtant, il recouvre une pratique à la fois spécifique et plus toute jeune, comme on le voit ci-après.


Cet acronyme signifie : Software as a Service. C'est avec l'IaaS (Infrastructure as a Service) et la PaaS (Platform as a Service) l'un des trois composants du "cloud computing" (bientôt un article là-dessus).


inouy est en mode SaaS. Il s'agit d'un logiciel qui n'est pas commercialisé sous la forme d'un produit (en licence définitive) à installer sur les serveurs du client en interne. Il n'y a rien à installer avec inouy, ni avec aucun autre logiciel en mode SaaS. L'application devient en réalité accessible à distance comme un service, par le biais d'Internet et du Web.


Le Saas est parfois rapproché de l'ASP (Application Service Provider - ou fournisseur d'applications hébergées) ou des applications à la demande (ou On-Demand applications). Il s'inscrit ainsi dans la famille des logiciels dits managés ou hébergés.


La démarche n'est pas nouvelle. Elle a été énoncée pour la première fois en 1961 par John McCarthy, chercheur au MIT (et qui a lancé le terme intelligence artificielle en 1955). Dans un discours célèbre pour le centenaire de cette vénérable institution, il avait évoqué la possibilité qu'un jour l'informatique puisse être consommée à la manière des flux d'énergie ou de matières premières, telle que l'eau ou l'électricité (ce qu'on appelle le "utility business model"). Une perspective permise à l'époque par la mise en pratique de la technologie du "time sharing".


Pour autant, le SaaS présente quelques différences avec l'ASP. La première, pas forcément perceptible à vue d'œil, vient de l'architecture elle-même. L'ASP repose en effet sur le modèle client - serveur (d'où l'expression logiciels "en mode hébergé"). L'accès aux ressources applicatives repose sur une couche HTML qui est adjointe aux noyaux de la solution.


Dans le cas du SaaS, il s'agit d'applications web natives (développées avec les technologies traditionnelles de middleware : Java, PHP, C#, etc.). Elles sont donc optimisées pour être utilisées dans ce contexte. Il n'y a pas de surcouche ou d'interfaçage qui se surajoute.


En outre, ces applications sont également hébergées et infogérées directement par leurs éditeurs, même s'ils peuvent sous-traiter la gestion du serveur à proprement parler. Les outils ASP sont eux confiés par leur auteur à un prestataire d'hébergement.


Autre différence : la licence. Là où l'ASP repose sur une licence logicielle traditionnelle, qui passe par la signature d'un contrat d'une ou plusieurs années avec à la clef des versements mensuels, le SaaS propose à l'entreprise un paiement en fonction de sa consommation. Il peut s'agir de la bande passante, du nombre d'événements en I/O, de l'espace de stockage, etc. pris séparément ou combinés. Il s'agit donc bien d'une tarification similaire à celle appliquée dans le cadre de la consommation d'énergie. Et dans le cadre d'applications peu gourmandes, on va considérer un forfait de base et des primes en cas de dépassement (comme dans le cas d'inouy par exemple).


le rapport entre le Saas et le on-demand


Le terme désigne en fait le mode du paiement à la consommation, sans faire référence à la notion d'application web en tant que tel. Ainsi, le SaaS s'inscrit la plupart du temps dans un schéma de paiement à la demande (quoique pas forcément) et l'ASP peut aussi rentrer dans ce cas de figure.


pourquoi le SaaS ?


Les avantages du SaaS sont aujourd'hui bien connus, même si l'acceptation positive du concept a dû encore faire des progrès ces dernières années. On citera en premier lieu la possibilité de se décharger de la maintenance, de l'exploitation et de l'hébergement des applications. Avec le Saas, l'informatique est externalisée, et les déploiements plus rapides. Le paiement à la consommation permet en outre d'ajuster les dépenses en fonction du niveau d'utilisation et donc de l'activité de l'entreprise, ce qui est un moyen aussi d'optimiser les coûts. Il n'y a pas d'investissement initiale qui devrait être amorti quel que soit le niveau d'activité. L'application devient un coût variable comme celui d'une matière première, en fonction des niveaux d'utilisation souhaités.

jeudi 1 avril 2010

outils collaboratifs : de l'asynchrone au synchrone

La capacité à travailler de façon colocalisée (tous ensemble au même moment et au même endroit) est de plus en plus impossible dans une économie globalisée, à tout le moins dispersée géographiquement.
Les clients, les divers partenaires et les fournisseurs ont tendance à se retrouver dans des lieux différents. Les marchés ne se limitent plus à la région; les compétences se retrouvent aux quatre coins de la planète; les fournisseurs eux-mêmes couvrent des zones de production variées; les entreprises interagissent avec la chaîne d'approvisionnement par des circuits virtuels.
Il est souvent plus efficace d’organiser une collaboration à distance plutôt que d'essayer d'y résister.
Mais comment s'y préparer et dans quel état d'esprit ? Et surtout quels outils utiliser ?
Dans cette phase d'étude et de réflexion, le distingo synchrone - asynchrone fournit une première piste intéressante, même si elle laisse de côté beaucoup des aspects essentiels du travail collaboratif. Voyons rapidement ce qu'il en est.
Pour commencer, le mode synchrone est en fait "presque" synchrone. En effet, le temps réel en informatique n'existe pas. Il est asymptotique en raison des fréquences d'horloge du processeur.
Dans la pratique, ça ne pose pas trop de problèmes, car le cerveau humain est capable de "lisser" ces imperfections temporelles. D'où le terme d'outils collaboratifs synchrones, dont le plus populaire des derniers en date, Google Wave, reflète bien l'esprit.
Vous pouvez en effet voir "tout de suite" ce que produit votre interlocuteur (principalement du texte) et réagir sur le champ.
On trouve bien évidemment aussi tous les outils de type vision-conférence, VoIP avec parfois quelques fonctionnalités complémentaires, ou encore le vénérable IRC (Internet Relay Chat) encore très actif à maints égards aujourd'hui. Signalons qu'à la différence de Google Chrome, ces outils ne reposent pas sur la couche applicative web (qui utilise le protocole http), mais sur d'autres protocoles.
Le travail collaboratif en mode synchrone est particulièrement utile dans des situations terrain où la réactivité est primordiale (à ne pas confondre avec de simples contraintes de communication qui couvrent des processus autonomes).
On trouve d'un autre côté le travail collaboratif asynchrone, qui offre un suivi des échanges par séquences et une relation différente au système.
Il faut attendre non seulement que le temps de rédaction du propos soit terminé et l'envoi effectué, mais surtout, c'est au destinataire d'aller chercher l'information (même si une alerte peut être envoyée en temps réel).
En d'autres termes, on retrouve la différence entre le "push" (synchrone), quand l'information est "poussée" vers le destinataire, et le "pull" (asynchrone), quand le destinataire doit aller la "retirer" lui-même.
A notre époque d'accélération de tout, on aurait tendance à rechercher à tout prix les technologies "push" pour gagner en temps et en compétitivité.
Pour autant, tout savoir tout de suite amène à un surplus d'information qui a un coût : temps passé au traitement, ressources utilisées à l'acheminement des données, etc. sans parler des inévitables risques de "bruit".
Le travail collaboratif doit au contraire souvent bénéficier de plages de temporisation, ne serait-ce que pour éviter d'être inutilement avec l'ordinateur allumé. Il permet aussi une certaine économie du propos et une gestion rigoureuse des flux parfois difficiles à optimiser dans le monde synchrone (principalement pour des raisons liées aux protocoles applicatifs utilisés).
C'est la raison pour laquelle les outils asynchrones sont loin d'être dénués d'avantages.
Voilà donc un premier élément à prendre en compte, même s'il n'est pas le seul, dans le choix d'un outil de travail collaboratif adapté.

vendredi 26 mars 2010

pour mieux s'y retrouver dans les méandres du "collaboratif"

Nous revenons sur l'article publié sur le site de l'Institut National de la Recherche Pédagogique : Quelles pratiques collaboratives à l'heure des TIC ?.

Les termes "travail collaboratif", "systèmes collaboratifs" et "outils collaboratifs" recouvrent en effet des réalités relativement diverses et leur application dans le monde de l'entreprise en appelle à une bonne compréhension préalable.


Avec un peu de recul, il semble que les outils soient à peu près au point et que les fondamentaux du travail collaboratif sont intégrés par les différents éditeurs.


Pour autant, l'acceptation par les utilisateurs se fait encore de manière erratique et parfois plus que modérée (le cas du cartable numérique introduit par l'Académie de Picardie en 2003 est révélateur). On s'aperçoit entre autres choses, que l'email vient trop souvent interférer dans les processus d'échanges d'information et de construction de sujets. Or, l'expérience et de nombreuses études montrent qu'il ne peut être utilisé rationnellement qu'à titre d'alerte, certainement pas pour construire un réel sujet de discussion, d'échange ou de débat.


En plus d'outils pointus, il faut donc aussi des idées, des perspectives, des initiatives concrètes qui permettent de préparer le terrain auprès des utilisateurs, notamment pour éviter que les vieilles habitudes ne reviennent. C'est là encore l'un des aspects sensibles du rapport de l'homme à l'outil et des démarches nécessaires à entreprendre pour initier le changement dans l'entreprise.

jeudi 4 mars 2010

Eric Schmidt, CEO de Google : le "mobile en premier"

Lors du Mobile World Congress à Barcelone en février dernier, Eric Schmidt, le CEO de Google, s'est fendu d'une déclaration fracassante. Selon lui, l'usage des périphériques mobiles (disons plus simplement les smartphones) aura éclipsé celui des PC et portables dans l'usage de l'Internet. Il a au passage poussé tous les développeurs présents à se concentrer sur ces plates-formes et le bon succès d'Android (pour l'instant en tout cas) n'est pas étranger à cet encouragement.


Plus largement, la pénétration des téléphones portables (les deux-tiers de la population mondiale en sont équipés) et les technologies de télécommunication disponibles font en effet de cet appareil un terminal de choix pour le réseau des réseaux.


Nos amis africains sont d'ailleurs passés directement à cet pratique plus économique que l'acquisition d'un ordinateur, et d'une certaine manière, souvent plus adaptée pour la communication entre personnes.


Pour autant, ne restera-t-il rien du PC comme nous le connaissons aujourd'hui ? La réponse mérite d'être nuancée. En effet, si le smartphone peut faire beaucoup de choses de façon efficace, l'ordinateur offre une praticité et une puissance de calcul irremplaçables dans bien des cas.


Plutôt que de substitution, il vaudrait mieux donc parler de complémentarité. Quoi qu'il en soit, les technologies et les usages en la matière n'en sont encore qu'au balbutiement, comme nous l'avons plusieurs fois répété.

vendredi 26 février 2010

Maemo et Moblin deviennent MeeGo

Ça bouge décidément très fort dans le monde de la mobilité, qui comme nous l'avons souligné, sera une bonne partie de l'usage d'Internet demain.
Ainsi Maemo et Moblin, deux projets autour de distributions Linux pour plateformes mobiles, viennent de fusionner. Rappelons que Maemo faisait jusqu'à présent tourner entre autres les Internet Tablets de Nokia (dont la dernière en date : la N900) et que Moblin était une initiative lancée par Intel.
MeeGo doit normalement être disponible en téléchargement bientôt. En face, rien moins que l'autre projet mastodonte : Androïd de Google.
Et l'iPhone dans tout ça ? Il est difficile à dire comment ce marché évoluera.
Toujours est-il que les utilisateurs de SaaS comme inouy trouveront forcément leur bonheur pour les usages en contexte de mobilité.

jeudi 11 février 2010

l'ordinateur du futur ?

Voici une vidéo intéressant sur les réalisations d'un étudiant du MIT :

Le plus intéressant est que cette série d'applications doit bientôt faire l'objet d'une mise sur le marché, le tout en open source. Le paradigme de l'ordinateur comme nous le connaissons est déjà bien ébranlé par les smartphones, eux-mêmes issus du phénomène de convergence de l'industrie informatique et des télécoms. Mais il faut bien se dire que ça n'était qu'un début.
Affaire à suivre.

mardi 9 février 2010

Dans le travail collaboratif, vous parlez quelle langue ?

Le français, certes, ou pour les expatriés, la langue locale, ou simplement l'anglais international.
Il faudrait donc préciser : quel langage ? Eh bien sous peu, si votre plateforme de travail collaboratif utilise le web, ça sera le HTML5, la nouvelle mouture du HTML validée par le W3C.
Au programme, une structure plus "sémantique" dans la grammaire générale. En d'autres termes, une meilleure possibilité pour les machines qui lisent ce langage d'avoir un premier aperçu de la signification du contenu. L'information sera plus facile à structurer, donc à trier et à organiser.
C'est l'ensemble des pratiques du web qui va être modifiée car tous les sites vont peu à peu être réécrits en suivant ces nouvelles spécifications. Il existe d'ailleurs de nombreux exemples expérimentaux très intéressants.
Si vous voulez vous faire une meilleure idée des répercussions pratiques du HTML5, allez jeter un coup d'œil sur ce site : Dive into HTML5.

dimanche 7 février 2010

un autre constat intéressant sur le coût de l'email

Depuis cet article, nous citons la phrase originale :
“Amazingly, every company we talk to has a TCO for their messaging system that is far below the industry average, and uptime that is far above the industry average! I don’t mean to poke fun, but it’s become blatantly obvious to me that most companies do not understand the true, hard costs of their messaging systems, nor do they accurately measure their downtime. We assist companies in calculating these numbers, and they are often shocked by what they discover.”
et sa traduction en français :
"Il est surprenant de constater que chaque entreprise à laquelle nous nous adressons avance un TCO (coût total de possession) bien en-dessous de la moyenne de l'industrie, et une disponibilité bien au-dessus de la moyenne de l'industrie ! Je ne veux pas en rire, mais il est devenu complètement évident que la plupart des entreprises ne comprennent pas le véritable (et élevé) coût de leur système de messagerie, ni qu'elles en mesurent de façon précise la réelle disponibilité. Nous conseillons des entreprises dans le calcul de ce coût et elles sont souvent choquées par ce qu'elles découvrent."

le véritable coût de l'email

Un article intéressant relate l'expérience de migration du système de messagerie au sein d'une entreprise qui totalise 15.000 utilisateurs de boîtes mail et gère ses propres infrastructures.
Le calcul révèle qu'un utilisateur revient à USD 3.14 / mois. Nous ignorons la méthode appliquée (ABC/M par exemple ?) mais il est sûr que l'email n'est pas gratuit loin de là.
Nous signalions sur le site d'inouy que l'email est bel et bien l'application qui fut la reine de l'Internet dans les années 80, avant même que le web n'existât.
Mais les coûts directs et indirects de l'email, ainsi que ses conditions d'utilisation en font un outil de travail collaboratif finalement dépassé.javascript:void(0)

Pierre Lévy et l'intelligence collective

Quand on pense travail collaboratif, on pense bien sûr mise en commun de ressources pour aboutir à un résultat qui soit plus que la simple somme des individualités. Bref, on pense "intelligence collective".
L'un des hérauts de ce concept en France est certainement Pierre Lévy (plus d'informations à son sujet ici). On notera au passage qu'il a suivi les cours de Michel Serres à la Sorbonne, un penseur qui ne s'est jamais fait remarquer par son manque d'originalité.
Ses contributions dans le domaine sont multiples, mais on retiendra surtout comment il relie le développement des outils informatiques et la possibilité pour les organisations de développer d'autres formes de collaboration. L'informatique ne doit pas faire peur, elle n'est pas "la machine du diable" pour paraphraser Alfred Sauvy, mais un espace où explorer plus avant certaines potentialités humaines.
Dans cette démarche, l'avènement de l'hypertexte, concept pilier du web qui a fait décoller l'Internet comme le réseau par excellence, montre que l'intelligence peut évoluer dans des directions nouvelles.
Si la question du travail collaboratif et de l'intelligence collective vous intéresse, l'équipe d'inouy ne saurait trop vous recommander la lecture des différents ouvrages de Pierre Lévy.

lundi 1 février 2010

bienvenue sur le blog "inouy collaborative systems"

Ce blog est tenu par l'équipe "inouy collaborative systems".
Le contenu est dédié aux informations et réflexions sur le monde des outils collaboratifs en ligne et plus largement, sur le travail en espace virtuel, l'intelligence collective et les nouvelles technologies qui peuvent améliorer la productivité dans l'entreprise.
Le modèle de l'entreprise tertiaire calqué sur les critères de productivité appliqués aux usines de l'âge industriel est en pleine mutation. Sous la poussée de gestionnaires et entrepreneurs visionnaires et parfois très audacieux, le système d'information devient aujourd'hui la pierre d'achoppement de toute entreprise qui veut rester compétitive. L'un des champs d'application de cette dynamique est précisément le travail collaboratif qui exploite pleinement les potentialités de l'Internet.
Comment passer d'outils certes innovants en eux-mêmes mais rarement adaptés à des usages réellement performants, à des espaces de travail à la fois efficaces et flexibles ? Comment utiliser les technologies au service de l'homme et de l'organisation et non pas asservir à nouveau les hommes et les organisations à un système qui les dépasse ?
Telles sont les axes de réflexion et d'exploration de ce blog, dans le vaste champ de l'information aux XXIe siècle.