mardi 6 avril 2010

SaaS : on en parle de plus en plus, mais c'est quoi au juste ?

C'est aujourd'hui un terme fréquemment rencontré sur la toile et pourtant, il recouvre une pratique à la fois spécifique et plus toute jeune, comme on le voit ci-après.


Cet acronyme signifie : Software as a Service. C'est avec l'IaaS (Infrastructure as a Service) et la PaaS (Platform as a Service) l'un des trois composants du "cloud computing" (bientôt un article là-dessus).


inouy est en mode SaaS. Il s'agit d'un logiciel qui n'est pas commercialisé sous la forme d'un produit (en licence définitive) à installer sur les serveurs du client en interne. Il n'y a rien à installer avec inouy, ni avec aucun autre logiciel en mode SaaS. L'application devient en réalité accessible à distance comme un service, par le biais d'Internet et du Web.


Le Saas est parfois rapproché de l'ASP (Application Service Provider - ou fournisseur d'applications hébergées) ou des applications à la demande (ou On-Demand applications). Il s'inscrit ainsi dans la famille des logiciels dits managés ou hébergés.


La démarche n'est pas nouvelle. Elle a été énoncée pour la première fois en 1961 par John McCarthy, chercheur au MIT (et qui a lancé le terme intelligence artificielle en 1955). Dans un discours célèbre pour le centenaire de cette vénérable institution, il avait évoqué la possibilité qu'un jour l'informatique puisse être consommée à la manière des flux d'énergie ou de matières premières, telle que l'eau ou l'électricité (ce qu'on appelle le "utility business model"). Une perspective permise à l'époque par la mise en pratique de la technologie du "time sharing".


Pour autant, le SaaS présente quelques différences avec l'ASP. La première, pas forcément perceptible à vue d'œil, vient de l'architecture elle-même. L'ASP repose en effet sur le modèle client - serveur (d'où l'expression logiciels "en mode hébergé"). L'accès aux ressources applicatives repose sur une couche HTML qui est adjointe aux noyaux de la solution.


Dans le cas du SaaS, il s'agit d'applications web natives (développées avec les technologies traditionnelles de middleware : Java, PHP, C#, etc.). Elles sont donc optimisées pour être utilisées dans ce contexte. Il n'y a pas de surcouche ou d'interfaçage qui se surajoute.


En outre, ces applications sont également hébergées et infogérées directement par leurs éditeurs, même s'ils peuvent sous-traiter la gestion du serveur à proprement parler. Les outils ASP sont eux confiés par leur auteur à un prestataire d'hébergement.


Autre différence : la licence. Là où l'ASP repose sur une licence logicielle traditionnelle, qui passe par la signature d'un contrat d'une ou plusieurs années avec à la clef des versements mensuels, le SaaS propose à l'entreprise un paiement en fonction de sa consommation. Il peut s'agir de la bande passante, du nombre d'événements en I/O, de l'espace de stockage, etc. pris séparément ou combinés. Il s'agit donc bien d'une tarification similaire à celle appliquée dans le cadre de la consommation d'énergie. Et dans le cadre d'applications peu gourmandes, on va considérer un forfait de base et des primes en cas de dépassement (comme dans le cas d'inouy par exemple).


le rapport entre le Saas et le on-demand


Le terme désigne en fait le mode du paiement à la consommation, sans faire référence à la notion d'application web en tant que tel. Ainsi, le SaaS s'inscrit la plupart du temps dans un schéma de paiement à la demande (quoique pas forcément) et l'ASP peut aussi rentrer dans ce cas de figure.


pourquoi le SaaS ?


Les avantages du SaaS sont aujourd'hui bien connus, même si l'acceptation positive du concept a dû encore faire des progrès ces dernières années. On citera en premier lieu la possibilité de se décharger de la maintenance, de l'exploitation et de l'hébergement des applications. Avec le Saas, l'informatique est externalisée, et les déploiements plus rapides. Le paiement à la consommation permet en outre d'ajuster les dépenses en fonction du niveau d'utilisation et donc de l'activité de l'entreprise, ce qui est un moyen aussi d'optimiser les coûts. Il n'y a pas d'investissement initiale qui devrait être amorti quel que soit le niveau d'activité. L'application devient un coût variable comme celui d'une matière première, en fonction des niveaux d'utilisation souhaités.

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